Comment composer une couleur ? comment composer avec plusieurs couleurs ?

Il m’est très souvent posé des questions sur le mélange des couleurs afin d’en obtenir une autre.
Les réponses ne peuvent se faire qu’en comparant avec autre chose : un objet, une photo ou simplement juste sur un mot.
Un mot qui dans notre esprit, déclenchera dans notre vision, une couleur.
Par exemple, je vous dis : coquelicot.
Aussitôt inconsciemment, vous « voyez » ou vous « sentez » le rouge. Oui bien sôr mais QUEL ROUGE
Par exemple, je vous dis : réglisse.
Vous « voyez » le noir. Oui, mais quel noir ?
Alors par mes expériences de peintre, de peintre-enseignant en atelier pendant des années, par mes recherches personnelles, je tente de vous aider pour faciliter vos recherches chromatiques.
Les commentaires sont donc autant d’aides que de demandes.

A FAIRE CHEZ VOUS, POUR VOUS AIDER : VOTRE NUANCIER

Préparer 2 feuilles A3 300 gr (style feuille aquarelle, épaisse), en tirant au crayon à la règle des cases assez larges (2cm large/3cm hauteur) avec une case en dessous de chacune d’elles, d’1 cm de haut. Faire au moins 7 ou 8 lignes de cases.
1 feuille pour les couleurs chaudes, 1 pour les couleurs froides.
Partir de la plus claire vers la plus foncé dans chaque couleur.
Puis dans chaque case, à l’aide d’un couteau à peindre (plus facile à essuyer), appliquer la couleur pure sortant du tube sur la moitié d’une case. Sur votre palette ajouter un peu de blanc à cette couleur et l’appliquer à côté de la couleur pure. En dessous, dans la petite case mettre le nom de la couleur, la marque (important), son numéro et le signe si transparent, semi-transparent ou opaque.
Laisser de temps en temps des cases vides pour les couleurs que vous achèterez plus tard.
Vous aurez donc dans chaque grande case, la couleur et la même étendue de blanc. Le blanc est révélateur. Vous serez étonné de découvrir vos couleurs !
Je mettrai bientôt une photo de mon propre nuancier pour compléter l’explication.

Le peintre et ses "secrets" !

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Bonjour à tous,

Oh combien de questions « indiscrètes » sur ma peinture, dois-je éviter lors de ces quelques mois d’ouverture de ma galerie ?!!

Alors je dirais simplement ceci. Pour en arriver là, ce sont de longues heures, une longue expérience, des échecs, des succès, des essais interminables, des poubelles pleines, une table de dessin constellée de petits essais, qui le lendemain, révélaient leurs effets… Il n’y a pas de recette. Chacun a SA recette.

Je suis prête – et oh combien d’entre vous en ont été satisfaits – à donner des « recettes », celles qui sont basiques, celles qui dépannent, celles qui sont ébauchées dans les livres d’Art et de Techniques mais incomplètes..

Mais donner MA recette non. Et cela vous le comprendrez forcément, inévitablement, le jour oô vous aurez VOUS-MàME trouvé ‘votre’ recette.

Là, et seulement là, vous comprendrez.
Vous comprendrez que tout le temps que vous avez passé à chercher, à tester, à bloquer, à occulter d’autres loisirs tentants par ailleurs… là, vous ne voudrez pas donner, comme cela, simplement, d’un coup de doigts sur le clavier, le résultat de cette recherche.

Et je sais que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.. j’ai toujours autant de plaisir à communiquer mon savoir, et je continuerai à le faire.

Suite un certain dimanche de juin..

Comme on me le note dans un des commentaires : mais je n’ai jamais eu cette petite phrase dans ma tête : « ouah c’est moi qui ai fait cela ? ».
Je suis trop perfectionniste, chercheuse, jamais satisfaite dans le sens ‘je peux faire encore mieux‘.. donc je suis contente de mon tableau mais le suivant doit être encore plus parlant.
C’est en cela que je me sens avancer. Pas en restant sur une satisfaction. De toutes façons, il y aura toujours un sujet qui sera plus difficile que le précédent.
Mon atelier regorge en ce moment de toiles toutes plus difficiles les unes que les autres. Un défi. J’aime les défis !

Comment utiliser l’essence de térébenthine sur un tableau ? suite

Après tout ce qui est dit à ce sujet, sur mon blog à « Conseils-Idées » et après tous les commentaires aussi riches en informations les uns que les autres…
Je réponds à certaines personnes qui critiquent sur leur blog ou dans des forums ce que j’explique sur ce sujet ET qui ne m’écrivent pas ici directement.

Concernant le fait de passer de l’essence de térébenthine sur un tableau SEC..
Il n’y a aucun problème ! Le tableau sec – mais vraiment SEC ! – ne craint rien.
A moins de le gratter au couteau, le chauffer au chalumeau (si si il y en a qui le font !! on voit de tout !!), le passer à la brosse métallique, la peinture à l’huile sèche tiendra !

Passer de l’essence de térébenthine sur un tableau explique plusieurs choses :

1) A l’aide d’un coton ou d’un chiffon très doux et d’un peu de térébenthine, pour le nettoyer, tout simplement. Passer de partout, doucement, le chiffon imprégné. Cela nettoie les parties grasses dues aux traces de doigts, aux éclaboussures d’un produit gras quelconque, etc…

2) A l’aide d’un pinceau large aux poils doux, pour corriger les embus. Ah ces fameux embus !!
Passer sur les parties mates les plus visibles, le pinceau avec un peu d’essence de térébenthine et du vernis à retoucher (en flacon, pas en bombe). C’est , que l’on peut diluer légèrement le vernis à retoucher et l’essence de térébenthine.

Je rappelle que l’Essence de Térébenthine n’est pas une « essence » à proprement parlé, mais déjà une huile très maigre.
C’est pour cela que la première couche de peinture que vous mettez sur une toile en début de travail, est diluée à l’essence de térébenthine ! pour déjà préparer la toile !
Si l’essence de térébenthine était si « nocive » pour la peinture, si elle « mangeait » la peinture, on ne la diluerait pas en début de travail !

Donc ces personnes qui hurlent contre mes observations et actions, en disant que la térébenthine diluée au vernis à retoucher cela ne se fait pas, parce que la peinture de la toile va partir ou se diluer ou ceci ou cela………….. !
IL FAUT LE FAIRE QUAND LA PEINTURE EST COMPLETEMENT SECHE !!

A bon entendeur..

   
Photo Sandrine B., prise dans mon atelier

Comment faire un glacis à l’acrylique ?

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Le glacis, par définition, est transparent. Il s’agit de superposer une teinte transparente sur une autre teinte, qui doit être absolument sèche. En lui donnant une petite couleur sans pour autant la modifier ni la couvrir complètement. On devinera la couleur du dessous, et la couleur du voile transparent dessus.

On peut procéder de deux façons :

a) Diluer la couleur transparente avec de l’eau, et faire comme un lavis. Sur une couleur foncée, on met une claire transparente. Et inversement.

b) Diluer la couleur transparente avec un médium.

Plusieurs médiums existent. Ils se présentent parfois en gelée blanche (qui devient transparente en séchant) ou en gel transparent.
Ils sont brillants, mats ou satinés, suivant votre goôt. Ils ont la faculté de faire un beau glacis, tout en augmentant le pouvoir adhérant de votre peinture. Egalement, une fois sec, vous pouvez de nouveau repeindre dessus, un autre glacis..
Pour certains de ces médiums, employés purs, ils sont d’excellentes colles, même des objets très lourds. Par expérience, j’ai déjà collé des coulures de bronze, lourdes, sur de la toile avec un médium gel, et rien n’a bougé des années après !

Le nom de ces médiums et des marques intéressantes ? Les voilà !!
Sachant que ces produits sont assez chers, pensez à bien refermer votre pot !

. Schmincke :
 » Médium acrylique »
 » Médium fluide effet brillant/ mat/ satiné  » – il retarde en plus, le séchage de la peinture

. Liquitex :
 » Médium gel brillant » – excellent aussi comme colle pour grands formats

. Lascaux :
« Médium 2 mat » ou « Médium 3 brillant satiné » – il se colore très bien même avec peu de peinture.

. Daler-Rowney :
 » Glaze medium » matt (médium à glacis mat)
 » Glaze medium » gloss (médium à glacis brillant)

Si ces médiums sont épais, les diluer à l’eau légèrement et les ajouter à la peinture. A vous de juger la transparence de ce mélange.
SURTOUT, BIEN PENSER A NETTOYER VOS PINCEAUX !!

Tout ceci n’exclut pas de passer un vernis définitif. En effet, le fait de travailler avec des médiums brillants, à certains endroits de la toile, vous allez créer des embus. C’est à dire que la toile aura des parties mates, brillantes, ou satinées par endroits. Ce qui n’est pas très heureux à l’œil.
Les vernis unifient alors le côté ou tout brillant, ou tout mat, ou tout satiné.

Depuis le début de cette explication, je parle de peinture acrylique transparente. En effet le principe étant de poser un glacis, il est peu recommandé d’employer une couleur opaque. Sauf si l’on est obligé. Auquel cas, vous diluerez fortement cette couleur afin de la rendre la plus transparente possible.

Certaines couleurs ont un rendu magnifique, profond, lorsqu’un glacis est posé dessus.
Exemple : Sur un brun, ou terre d’ombre naturelle, ou sépia, vous posez un glacis violet ou outremer, la couleur est très intéressante et se révèle.
Sur un rouge vermillon, un glacis jaune, l’illuminera. Sur un magenta, un glacis jaune moyen, donnera un rouge très lumineux.
Sur un vert, un glacis jaune, le rendra plus lumineux également.
ATTENTION au piège du BLANC, comme au glacis de la peinture à l’huile.. c’est un faux-ami. Je le dis souvent !

A vos pinceaux !!!
DoroT

Quel matériel utiliser pour la peinture à l’huile ?

Suite à la demande d’une personne parmi les nombreux commentaires du billet « Comment peindre à la peinture à l’huile », je vais tenter de vous donner une petite liste de matériel pour commencer la peinture à l’huile.
Voici ce qu’elle me suggérait et ce que je rectifie :

Sélection de tubes de 38ml peinture à l’huile Georgian (Rowney) ou Rembrandt ou Pébéo:
SI POSSIBLE NE CHOISIR QUE DES EXTRA-FINES (noté sur le tube) :

Blanc de titane
jaune citron
rouge de cadmium foncé
magenta
vermillon
alizarine cramoisie ou carmin
bleu outremer, bleu de Cyan ou phtalocyanine
ocre jaune
terre de sienne brulée
terre d’ombre naturelle
terre verte
vert anglais nº5 ou cinabre vert clair
violet d’outremer (Rembrandt)
violet d’Egypte
gris de Payne (nº149 chez Pébéo)

-palette jetable (feuilles de papier jetables Figueras)
- couteau à palette (pas du tout indispensable !!)
- couteau à peindre
- brosse ronde (6 ou 8), brosse langue de chat (6, 10, 14), brosse plate (6 ou 8, 10)
Marques:Kevrin, mangouste, soie de porc Raphaël ou Leonard

Brosse usée-bombée ou langue de chat : c’est la même chose !
Pour les poils porc d’abord puis mangouste. La martre est vraiment pour les plus professionnels.

- règle
- fusain ( perso, je préfère la sanguine)
-gomme mie de pain grise
- huile de lin Bx Art (pas celle du bricolage !)
(l’huile d’oeillette est recommandée pour les grandes surfaces de blanc, elle sèche lentement)
- essence de térébenthine ou white-spirit? comme on veut, du moment que c’est pour nettoyer les pinceaux.
- Châssis toilé à clés 100% lin (ou coton/polyester pour les plus débutants) grain moyen

- chevalet d’atelier classique à 30€

Comment commencer une peinture à l’huile ?


Photo Doro.T

En réponse à tous ceux qui se posent la question, voici mes suggestions.
Elles sont personnelles, issues de diverses expériences et certainement pratiquées par de nombreux peintres qui hésitent à vous dévoiler leurs secrets et après, qu’importe ! D’autres réflexions sont également notées, elles sont issues du livre de Xavier de Langlais, avec qui je suis tout à fait en accord sur bon nombre de sujets !

Je vous invite aussi à lire d’autres conseils aussi importants sur l’huile, l’acrylique, etc.. sur les autres billets, ainsi que tous les commentaires ci-dessous.

Plusieurs solutions, à vous de choisir celle qui vous convient le mieux :

A) Sur un chassis/toile, déjà préparé, c’est à dire avec la toile apprêtée blanche :
1- FAIRE LE DESSIN :
. soit au graphite ou fusain (ce que je ne conseille pas). En peignant dessus, soit il disparait, soit il « salit » de gris la peinture (ce qui n’est pas très génant, mais quand on aime le travail propre, ça gène !) A moins de passer doucement un chiffon pour éliminer les traces de particules noires.
. soit à la sanguine (ce que je fais très souvent). Passer ensuite un chiffon pour l’estomper et retirer la poudre du crayon. Une couleur rougeâtre colorera un peu la peinture dessus, mais pas gênante
. soit directement au pinceau avec de la peinture à l’huile très diluée à l’essence
. soit pas de dessin de suite !

2- PREPARER UN JUS -
Le jus, est un peu de peinture à l’huile diluée à l’essence – de façon à faire un jus aquarellé. Souvent, l’ocre est la couleur de base, neutre. Passer ce jus partout sur la toile, à l’aide d’un gros pinceau brosse (soie de porc). Ca coule, tant pis, on essuie au chiffon… il faut que l’on voit encore votre dessin dessous. Ceci prépare bien votre prochaine couche de peinture, légèrement plus grasse.

Vous pouvez passer ce jus d’abord puis faire votre dessin dessus quand il est sec.

B) Sur un chassis/toile, déjà préparé, c’est à dire avec la toile apprêtée blanche :
1- Faire le dessin comme précédemment, à la méthode de votre choix, puis…
2- Préparer les différentes couleurs composant votre sujet. Elles seront posées sur la toile, de façon également comme un « jus », léger, aquarellé, dilué à la térébenthine.

Ces couleurs seront approchantes des couleurs définitives, et PAS LES DEFINITIVES !! Si vous avez à mettre plus tard, un rouge foncé, carmin p.ex., mettez un magenta dilué. Si vous avez un orange, mettez un rouge vermillon ou jaune de cadmium moyen, dilué. Elles vous aideront visuellement à vous rendre compte de l’équilibre chromatique, de votre tableau.

Lorsque toute la toile est recouverte de ce jus coloré, prenez votre toile, et placez-vous devant un miroir (voilà pourquoi il y a toujours un miroir ou des glaces, dans un atelier de peinture !) Vous remarquez alors si les couleurs sont bien placées, si l’harmonie vous plait, si le dessin est bon ! rectifiez alors si nécessaire.

L’EBAUCHE

Elle a une importance primordiale. Cela premièrement, du côté technique. Elle prépare ‘l’accroche’ des couches suivantes, nourrit la toile. Deuxièmement, comme je l’ai déjà signalé, elle prépare l’œil du peintre, à la construction de son sujet.


Début de tableau, chaque pétale est en jus coloré, puis repris en huile plus grasse. Photo Doro.T

Ces bases sont faites à la PEINTURE A L’HUILE. Vous pouvez également faire votre fond préparatoire, à l’ACRYLIQUE.
Vous procédez de la même manière pour le dessin, simplement vous remplacez la peinture à l’huile par de la peinture acrylique (peinture à l’eau). Que ce soit dans la méthode A comme la méthode B.

Vous pourrez alors sur l’acrylique sèche, continuer à la peinture à l’huile. Dans ce cas, les techniques sont possibles et compatibles.
NE JAMAIS POSER DE L’ACRYLIQUE SUR DE LA PEINTURE A L’HUILE. Pourquoi ?
Que votre couche d’huile soit épaisse ou fine, il lui faudra un « certain » temps de séchage. Elle ne sera sèche à cœur qu’après un certain laps de temps ( 15 jours à 8 mois, voire 1 an !!) Donc, si vous lui posez dessus (sur la très fine pellicule sèche) de la peinture acrylique, qui elle, sèchera très vite, l’ensemble en séchant peu à peu à fond, va plisser, craqueler, faire « peau d’orange » comme on dit !! et c’est la catastrophe !

C’est pour cela qu’en peinture à l’huile, une loi est très importante : IL FAUT TOUJOURS PEINDRE GRAS SUR MAIGRE.
La couche de dessous doit être moins grasse que celle de dessus. On commence donc un tableau soit en jus à l’essence + peinture à l’huile, soit à l’acrylique. Puis les couches suivantes, seront avec de l’huile de lin + peinture à l’huile. En très peu de quantité au départ, puis si nécessaire, avec un peu plus après.

C’est pour cette raison que les glacis, venant en phase terminale du tableau, sont bien plus gras, soit en huile, soit en médium, que les couches précédentes. (voir chapitre Glacis dans ce blog)

PINCEAUX EMPLOYES :
En début de tableau, privilégiez les brosses en soies de porc. Les poils blancs, durs. Les formes « langue de chat » ou « plate » sont plus pratiques. Puis au fur et à mesure de l’avancement du tableau, soit vous optez pour des poils en mangouste, plus doux et souples, réalisant des fondus intéressants, sans traces de coups de pinceaux. Soit vous restez aux poils de porcs, auquel cas les marques du pinceau seront plus visibles. C’est selon ses propres goôts.

TECHNIQUE AU COUTEAU :
Si vous optez pour cette technique plutôt qu’avec un pinceau, vous ferez le « jus » puis une première couche maigre au pinceau, avant de commencer au couteau.
C’est tout au moins, ce que je recommande, plutôt que de commencer directement au couteau !

Il y aurait tellement encore à dire !.. à bientôt

N’hésitez pas à poser des questions, à donner vos propres conseils, et LIRE LES COMMENTAIRES... à bientôt.
DoroT

How to start an oil painting ? from Doro.T painter in Gordes – Luberon / Provence – FRANCE

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Ceci est la traduction anglaise du billet « Comment commencer une peinture à l’huile ».

My name is Doro.T, I’m a painter living in Gordes in Luberon – Provence



photo Doro.T

Here are my suggestions. They are born out of personal experiences, also practical and used by many painters, many of whom won’t disclose their secrets.
I invite you to look at my paintings and read the information on my other pages. You will discover important information on oil and acrylic painting.

If you wish to leave comments or have questions, leave your email address (wich will remain confidential) and I will answer your questions.
Several solutions for you to chose from :

A – On prepared white canvas :
1) Draw a sketch :
Use graphite or charcoal (which I don’t suggest as it is dirty and leaves dust particles. It is not good if you prefer neat and clean work. Brush off excess with a cloth.
Or, use sanguine (which I often use), brush off excess particles with a cloth. When you paint on top of sanguine you might see some red, this isn’t a problem as it will be covered in the next layer.
Or, paint sketch directly with oil paint diluted with turpentine or odorless mineral spirit.
Or, no sketch at all to start with.

2) Preparing the « jus » for the under painting :
Jus is part oil paint and part odorless mineral spirit. It will look like watercolor. Often Ochre is used for the under painting. Paint the whole canvas with this mixture using a white bristle brush. Wipe off excess paint with a cloth if it’s too runny. You must still see your drawing underneath, if not touch up your sketch.
Prepare the next layer of paint, adding very little oil or medium.

B – On a prepared white canvas :
1) Draw a sketch as before, your choice of method.
2) With diluted mixtures, paint in the different colors, covering the canvas lightly. These are not your definite colors. If you continue at a later time, using a dark red (carmine, for example) it should be mixed with a diluted magenta. If you are using orange, it should be mixed with vermillion or cad, yellow deep.
You need to see a balanced mix of colors on your canvas. When the whole canvas is covered with colors, place your canvas facing a mirror. (Always have a mirror in your studio or work room). You’ll see if the colors are well placed and harmonious and if your sketch is good. Correct if necessary.

OUTLINE
These are the essential first steps.
First, preparing the canvas with the first layer of paint, then preparing the colors of your subject. And adding them.

Personally, I think too many artists are imagining themselves painting with inspiration but haven’t got the technique, so they’re painting without knowing how.
The base has been given for oil painting. You can also do the preparation in acrylics. You proceed in the same manner as before, except using acrylic paint thinned with water, using method A or B. When dry, you can continue with oil paint.
It is possible to paint oil paint over acrylics. NEVER paint acrylics over oil paint. It will be a catastrophic. Never forget the rule, FAT OVER LEAN !

It is for that reason glazing is the final stage, it has more oil or medium than the previous layers. Read about glazing in my blog.

BRUSHES
To start a painting it is advised to use a white bristle brush. The air is hard and white. The Filebert form is very practical. As you advance in your painting use a sable brush, they are softer. And more supple, leaving no brush strokes. Or, stay with the bristle brushes leaving brush strokes visible. It depends on your preference.

PALET KNIFE TECHNIQUE
This could be used after the initial under painting has ben done. Personally, I recommend to start with the palet knife immediately.

PLEIN AIR PAINTING
Painting outdoors, in the elements, rain, wing or sun is a choice. But, saying a painting was done under perfect conditions is another…
I’m not against preparing your canvas outside, but it’s best to finish it in your studio or work room.
Painting outside has it’s downfalls, dust, tiny insects, paint drying too fast, etc.. Canvases also need a certain amount of humidity.

Don’t hesitate to ask questions and give comments.
Doro.T

Comment faire un glacis en peinture à l’huile ?

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Sanguines – Huile 80×80, détail DoroT

Bonjour,

A une amie, qui me posait la question : comment faire un glacis ? et quelle couleur employer ?
J’ai répondu ceci, et j’espère que cela vous aidera également :

Tout dépend de ce que l’on veut faire, sur quoi et quel sujet.
C’est un fait, qu’il est rare que je finisse un tableau sans glacis.

Je peins normalement le tableau. Et surtout il faut le laisser bien sécher quand il est terminé.
Pour l’embellir, à certains endroits, il faut mettre un glacis.
A un endroit pour que la couleur soit plus « profonde », ou « donner vie » à un fond, mettre juste une petite note de couleurs dans une ombre.
C’est subtil et difficile à en parler ainsi. Observer les détails des quelques tableaux ci-après. Dans les ombres surtout, on peut deviner une légère couche de peinture plus sombre. Elle est présente mais ne cache pas le motif du dessous.

Utiliser de la peinture transparente.
Sur les tubes d’huile, il est spécifié si la peinture est transparente, semi-transparente ou couvrante. En mettre un peu sur la palette, puis lui ajouter de l’huile de lin de façon à faire « un sirop huileux » – mais surtout pas trop ! ça ne prendrait pas sur la couche précédente, il y aura formation de petites gouttelettes inesthétiques, et surtout inacceptables !! – ou ajouter un médium à peindre (problème: si trop épais, lui ajouter une goutte de white spirit ou térébenthine -suivant ce que l’on utilise- et de plus c’est assez brillant). On a alors un liquide gras, ou sirupeux voire collant, légèrement coloré.

Utiliser un pinceau assez large si la surface est importante, mais en poils doux. Pas de poils de porc. Mangouste, c’est bien. Mais faire un beau nettoyage après si l’on a utilisé du médium à peindre.
Ainsi avec cette sorte de poils, on ne doit pas voir les traces de pinceau.

LE GLACIS DOIT SE DEVINER SANS SE FAIRE VOIR !!

Côté couleurs : ma foi, c’est un peu au jugé. Si on a un fond dans les tons assez bruns – Brun Van Dyck par ex., on peut faire un glacis alizarine (transparent) qui lui donnera un ton plus chaud, ou violet ( transparent) qui le foncera tout en lui donnant de la profondeur.
Sur mes fleurs par exemple. Je peins mon tableau, ombres, lumières, etc.. séchage. Puis je reprends pétale par pétale, et sur le côté ombre, je rajoute un glacis ou de la couleur de ma base ou un magenta ou autre rouge + foncé que le dessous, (si ma fleur est rouge biensôr).

Maintenant, on peut jouer sur les complémentaires. Si l’on souhaite un vert profond, lumineux, intéressant, le peindre en jaune, puis mettre un glacis bleuté (Prusse, outremer : transparent).
Sur du jaune si on met un violet d’Egypte par ex. (transparent), on aura un joli brun ocre subtil, et non comme un ocre pur sorti du tube, fabriqué. On voit un peu le jaune, et on devine le violet dessus, mais l’oeil compose un « ocre » sur la rétine.

Réveiller une couleur. Sur un vert « fadasse », lui mettre un jaune citron (pas cadmium, opaque), ou un autre vert (émeraude, ou vert de Hooker : transparent) il sera plus intéressant.

Orangé : sur un jaune citron, ou de cadmium moyen, poser un glacis de magenta (transparent) = un superbe orangé.

En résumé :
. bien connaitre ses couleurs -transparentes/opaques-
. connaitre l’harmonie des couleurs
. poser le glacis sur la peinture sèche


Frangipanier – Huile 80×80 détail DoroT

Si le glacis est fait à l’huile de lin, il sèchera très lentement. Il existe dans le commerce des médiums à glacis Hollandais, Flamand, Vénitien… c’est un peu compliqué et long à expliquer comme ça, mais généralement ils sont faits pour les peintures style « trompe l’oeil » ou hyper-réalistes ou style peintures début XIXème siècle.
Vermeer, Rembrandt, et bien d’autres utilisaient aussi très souvent le glacis.
Et pour vous rassurer, il existe des cours spécifiques donnés sur le Glacis qui durent… + d’un an !! alors il faut de la pratique, de l’expérience, du doigté, et une connaissance parfaite du sujet…

Faire des essais simplement. Si l’on souhaite aller plus vite, faire des fonds à l’acrylique (mates, si possible), qui sèchent vite. Puis des glacis dessus à l’huile. Ce sera moins joli, mais utile et pratique pour commencer.

L’avantage de le faire sur une peinture sèche : il ne se mélange pas avec la couche inférieure. De plus, il est plus gras que la couche précédente (règle: GRAS sur MAIGRE). Et surtout……. on peut l’enlever à l’essence avec un chiffon doux et RECOMMENCER si insatisfait !!!

Nous verrons plus tard le problème des EMBUS, souvent formés lors d’un emploi abusif de médium à peindre ou d’huile de lin !

SUITE GLACIS PEINTURE A L’HUILE…


Passage des Gnous – Huile sur papier 70×120 DoroT

Voici un exemple de tableau, qui « contredit » la première partie du glacis que je viens d’expliquer.
Comme souvent, il y a des exceptions !!

L’emploi du blanc dans le glacis. Tout un art !! Le blanc étant une couleur opaque, elle aura tendance à « couvrir » la couche de dessous, même si elle est employée en faible quantité, juste en frottant par exemple.
Le blanc de Titane est plus opaque que le blanc de Zinc.
Personnellement, je dilue une faible quantité de blanc avec de l’huile de lin -pas trop, comme dit auparavant- et j’étale… au chiffon ! si je le fais au pinceau, même avec des poils adaptés, le blanc étant « présent » on verra les traces de pinceau. Disons que c’est « mon » truc !
Comme cette façon de procéder n’apporte que peu de matière grasse sur ma toile, cela va sécher assez rapidement. C’est alors que je réitérerai ce procédé aux endroits que je souhaite un peu plus « opaques » disons-nous.. tout en restant transparents !!!

Le fait de vernir après, l’ensemble, cela crée une uniformité visuelle.

J’aurais aimé être petite souris au XVIIème siècle (mais que petite souris !), dans la manche de la robe de chambre de Rembrandt ou dans le miroir de Vermeer, pour observer leur technique du clair-obscur, et celle de leur glacis si subtil. La cire d’abeille dans la peinture à l’huile, peut-être ? la technique de Vermeer se serait rapprochée de celle de Rembrandt.. n’a-t-il pas été l’élève de Fabritius, lui-même formé par Rembrandt ?

Quel vernis utiliser pour la peinture à l’huile ?

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Pour répondre à la question de Vincent, concernant les vernis dans la peinture… on comprendra mieux ce qui s’ajoute A LA peinture (vernis à peindre) et ce qui se pose SUR la peinture (autres vernis). Nuance !!

LES VERNIS

  1. Vernis à peindre : diluant ou médium
  2. Vernis à retoucher : sert de vernis provisoire
  3. Vernis à tableaux, ou définitif : en fin de travail

Ils peuvent être gras ou maigres (huile ou essence). La résine donne de l’éclat au vernis, de la transparence et de la dureté. L’huile lui donne plus de souplesse.

Je vous fais grâce des recettes anciennes pour la fabrication des vernis. Par contre, je vous communique des recettes plus modernes et donc plus simples à employer.

VERNIS A PEINDRE (ou MEDIUM A PEINDRE ?)

On l’utilise comme son nom l’indique, pour peindre. Il remplacera les autres médiums comme l’huile de lin ou l’essence. Après recherches et commentaires avisés, il me semble plus judicieux de parler de médium à peindre plutôt que de vernis. Ils contiennent tous les deux une résine, sont brillants. La comparaison s’arrête là.
C’est un bon siccatif (séchage plus rapide), et laisse la peinture brillante. Permet aussi la façon de peindre « alla prima ». Comme lors de ces journées organisées, oô les peintures doivent être réalisées en une fois.
Pour utiliser ce baume, qui est épais comme du miel, il faut l’allonger avec une essence.

  • 3 recettes :

Faire tiédir le Baume de Térébenthine de Venise, au bain-marie, loin du feu, dans le flacon qui le renferme. En faire autant avec l’essence de térébenthine commune. Mélanger progressivement, en versant essence sur baume.

  1. Baume térébenthine de Venise 10 gr / essence térébenthine 20 gr
  2. Essence de térébenthine 100 gr / siccatif de Harlem 10 gr
  3. Essence d’aspic 100 gr / siccatif de Harlem 10 gr

VERNIS A RETOUCHER
Ceux du commerce sont trop concentrés en résine. Donc, ne jamais l’utiliser pur, mais allonger avec 5 ou 6 fois son volume d’essence.
Ils facilitent les reprises sur la peinture qui a attendu plusieurs jours ou mois, et préviennent les embus.
Vous pouvez utiliser un vernis à retoucher en bombe. Je le conseille plutôt sur des petits formats. Les « aller/retour » du geste sont moins voyants ! Sinon, privilégiez celui en petite bouteille et à passer au pinceau doux.

  • 3 recettes :
  1. Térébenthine de Venise 10 gr + essence de Térébenthine 100 gr
  2. Térébenthine de Venise 5 gr + essence de Térébenthine 100 gr
  3. White spirit 100 gr + Siccatif de Harlem 10 gr + cire 1 gr (cire vierge d’abeille)

VERNIS DEFINITIFS
Ils ne doivent jamais être appliqués sur une peinture avant que celle-ci ne soit parfaitement sèche. Jusqu’à un délai d’un an..!

  • Recette :

Vernis Talens Rembrandt à tableaux 1/3 + Vernis Talens Rembrandt à retoucher 1/3 + essence térébenthine rectifiée 1/3

Ces vernis seront posés à l’aide de pinceau aux poils doux afin d’éviter toute trace.
Il existe dans le commerce, des vernis à tableaux définitifs en aérosol. Question de goôt.. mais la pulvérisation doit être impeccablement faite… biensôr !

Doro.T

LES PIGMENTS et LEUR HISTOIRE

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Mes pigments.. photo DoroT

Les Egyptiens connaissaient des pigments issus de certaines pierres dures broyées.
Les Phéniciens et les Grecs inventèrent le blanc de céruse, le rouge de Saturne ou minium et le jaune qui était un oxyde de plomb.
Les Romains : la pourpre obtenue à partir des Murex, escagots marins.
Etrusques, Grecs et Romains : le sépia, extrait de la poche des sèches. L’utilisation a débuté il y a environ 30.000 ans dans les grottes de Gargas.

Les pigments minéraux: terres d’ocres, argiles rouges et jaunes, oxyde de fer, craie.
Les pigments organiques, animaux, noir d’os calcinés, ou végétaux, noir de charbon de bois, furent utilisés par les premiers artistes !

Les pigments minéraux comme les terres vertes ou organiques comme le jaune Indien (venu des Indes vers l’Europe par le canal des Perses), le vert-de-gris, le bitume (brun), l’or et l’argent, complètent la palette des anciens.

Quand la peinture à l’huile fait son apparition avec les chefs-d’oeuvres de Jean Van Eyck (1385/1441), on broie dans les ateliers des carbonates, de l’hématite, du minium pour réaliser des rouges, des terres ocres jaunes, de la limonite, du sulfure d’arcenic ou orpiment pour obtenir des jaunes et des lapis-lazulis pour faire du bleu.

L’ère des pigments minéraux commence au XVIIème siècle avec les allemands Dieppel et Diesbach qui inventèrent en 1704 le bleu de Prusse. En 1778, Sheelle crée le vert de Sheelle (arséniate de cuivre).

Pour le Jaune de Naples, je vous invite à vous diriger vers le site de José COLOMBE , très intéressant et plus complet sur les différentes provenances des pigments.

Au XIXième siècle, l’essor de l’industrie chimique entraÎne la création de nouveaux et nombreux pigments: jaune de chrome, vert Véronèse, bleu de cobalt, vert émeraude, bleu outremer, jaune et rouge de cadmium, jaune de barium, vermillon, jaune de zinc, violet, bleu céruléum, oxyde de titane, etc.