Art, Sexisme, Existentialisme

C’est comme un cri, qui monte du plus profond de moi-même.

Je reçois la lettre hebdomadaire du Journal des Arts, régulièrement. Une façon simple mais culturelle de me tenir au courant des actualités artistiques en France et dans le Monde. Mais cette fois, j’ai comme un petit morceau dans la gorge qui ne passe pas, qui reste coincé derrière la luette !

Je cite : « Ventes de New York d’art contemporain : record à battre
Toujours plus haut. Les deux maisons de vente misent sur les chefs-d’œuvre des poids-lourds du marché de l’art contemporain depuis que la demande s’est resserrée autour d’eux, pour dépasser les ventes de l’an dernier : Pollock, Rothko, Basquiat, Bacon, Lichtenstein… »

Les poids lourds du marché de l’art contemporain… Si l’on remarque bien les noms cités, je ne vois pas l’ombre d’un nom féminin dans la liste – à moins qu’il ne soit caché dans les points de suspension.

Alors je citerais à nouveau ceci :  » On ne nait pas femme. On le devient.. » Simone de Beauvoir.

Également je vous recommande ce livre magnifique de Sylvie BUISSON  » Femmes artistes  » chez ALTERN ATIVES. (  » Sublimes, les femmes artistes le sont, qui font toujours couler autant d’encre sur elles et leurs oeuvres. Rares et chères jusqu’au XXIè siècle, reléguées au second rang du marché de l’art. Qu’importe !  » S. Buisson)

URBAN SKETCHERS FRANCE

Urban Sketchers

URBAN SKETCHERS FRANCE

QU’EST-CE QUE C’EST ?

En gros, il s’agit ni plus ni moins que d’un rassemblement à la sauce « Sketchcrawl » (voir ci-après), libre et gratuit. On se retrouve entre dessinateurs et on passe un bon moment à croquer la ville tout en discutant de tout et de rien… La particularité de cet événement est qu’il est à l’échelle nationale et que tous les Urban Sketchers français y sont conviés. On aura aussi le plaisir d’avoir parmi nous quelques amis des pays proches (Belgique, Portugal etc.) qui partagent la même passion et qui nous font l’honneur de faire le déplacement.
Comment participer ?

Simplement en étant présent à l’événement, et en se déclarant de préférence sur le fil de discussion ouvert sur Flickr (ici ou ) pour que l’on puisse décompter le nombre de participants.

JDoro.T-Lacostee souhaitais vous faire connaitre un peu ces « mouvements » de croqueurs, de dessinateurs, d’aquarellistes, débutants, semi-débutants, confirmés, qui se rassemblent dans un seul but : celui de dessiner ou peindre en croquant des lieux, des personnages, en une seule séance, bien définie. Un peu à la façon « Carnets de Voyages ».

Pour avoir accueilli à Gordes, il y a déjà presque 2 ans, un petit groupe de « Sketchcrawlers » lyonnais accompagné de ValRov, une de mes anciennes élèves et amie  du groupe des Mardi’s à Dardilly (69), j’ai partagé la sympathie et la bonne ambiance dégagées durant ces deux belles journées dans ma vallée du Luberon.

Si l’idée vous tente, pourquoi ne pas contacter un groupe qui existe déjà dans votre région ?

Petit groupe-Roussillon

QU’EST-CE QUE LE « SKETCHCRAWL » ? (traduction plus bas)

Three or four years ago a good friend of mine had a fun bachelor party consisting of visiting ten bars and pubs along the N-Juda Muni tram line: a “PubCrawl”. And crawling we did, in fact we didn’t make it past the seventh pub. Quite the night, but that is where I got the idea for the name SketchCrawl when a few months later I decided to do a whole day of intense drawing around the city.

The basic idea: to record nonstop everything I could around me with my pencil and watercolors. A drawn journal filled with details ranging from the all the coffee I drank to the different buses I took. After a whole day of drawing and walking around the city the name seemed quite fitting: “SketchCrawl” – a drawing marathon. The crawl was more tiring than I imagined but also more fun and exciting than I had thought. Giving yourself this kind of mandate for a full day changes the way you look around you. It makes you stop and see things just a tad longer, just a bit deeper … needless to say I loved it.

I soon figured out it was much more interesting to do the marathon with a group of artists instead of all by myself! And so SketchCrawl turned communal. After a whole day of drawing it proved to be amazingly interesting and inspiring to share and compare other people’s drawings and thoughts. Different takes on our surroundings, different details, different sensibilities.

The next step was making the SketchCrawl a World Wide event: having people from different corners of the world join in a day of sketching and journaling and then, thanks to the Internet, having everyone share the results on an online forum.

So here it is, we have a website now, a few Crawls behind me, some by myself some with friends and artists from around the world … and hopefully plenty SketchCrawls ahead of us. Enrico Casarosa, San Francisco, California – February 2006

Je ne  peux pas vous laisser ainsi ! Voici la traduction :

« Il y a trois ou quatre ans, un de mes très bons amis, a décidé de faire l’enterrement de vie de plaisir qui consistait à visiter dix bars et pubs le long de la ligne de tramway N-Juda Muni: un ‘pubcrawl’. Et c’est en rampant que nous n’avons pas passé le septième pub ! Tout la nuit. Mais c’est là que j’ai eu l’idée du nom « SketchCrawl » lorsque quelques mois plus tard, j’ai décidé de faire une journée entière de dessin intense autour de la ville.

L’idée de base: enregistrer tout ce que je pouvais sans s’arrêter autour de moi avec mon crayon et à l’aquarelle. Un carnet à croquis rempli de détails allant du tout premier café que j’ai bu aux différents autres que j’ai pris. Après une journée entière de dessin et de marche autour de la ville le nom semblait tout à fait approprié: « SketchCrawl – un marathon de dessin ». Le crawl est plus fatigant que ce que j’imaginais, mais aussi plus amusant et excitant que ce que j’avais pensé. Se donner le but précis pour une journée complète change la façon dont vous regardez autour de vous. Il faut vous arrêter et voir les choses un peu plus, juste un peu plus loin … Inutile de dire que j’ai adoré.
J’ai vite compris que c’était beaucoup plus intéressant de faire le marathon avec un groupe d’artistes au lieu de le faire par moi-même! Et si SketchCrawl devenait une communauté ? Après une journée entière de dessin il s’est avéré être incroyablement intéressant et inspirant de partager et de comparer les dessins et les pensées des autres. Prises différentes sur ce qui nous entoure, des détails différents, de sensibilités différentes.
L’étape suivante consista à présenter le SketchCrawl tel un événement Wide World: voir des gens de différents coins du monde se joindre à une journée de croquis et de journalisation et puis, grâce à l’Internet, de tous se partager les résultats sur un forum en ligne.

Alors voilà, nous avons maintenant un site Internet, quelques croquis derrière moi, d’autres par moi-même quelques-uns avec des amis et des artistes de partout dans le monde … et nous espérons encore beaucoup de SketchCrawls devant nous.

- Enrico Casarosa, San Francisco, Californie – Février 2006

 

On se retrouve !

Vous avez patienté quelques semaines. Le temps m’a semblé si long..

Le site et le blog seront désormais sur la même onde ! Vous pourrez naviguer d’une page à l’autre, sans vous perdre. J’espère que la balade vous plaira. Et vos commentaires seront toujours les bienvenus.
A bientôt de vous voir à Gordes ou de vous lire.. Doro.T

"VRAI OU FAUX ?" Philippe BENSIMON


Couverture du livre, recto

A tous les peintres qui ne sont plus là pour se défendre. Philippe BENSIMON

Commencer un livre par cet hommage, le ton est donné.
 » Vrai ou Faux ?  » , 364 pages avec illustrations dont plus de 1 200 références bibliographiques et 40 pages d’annexes.

Comme je vous l’avais annoncé au mois de mars l’année dernière, le livre de Philippe Bensimon consacré uniquement au domaine de la peinture et du faux en peinture est sorti en novembre 2012 au Canada.

A quand sa sortie en France ?

Il me semblait intéressant de parler de ce livre que je retrouve chaque jour au fil des pages fortement documentées et tellement riche en références, en remarques pertinentes, en histoire du marché de l’art.
Un livre qu’il me sera fort difficile de fermer lorsque le dernier mot sera lu.

L’auteur, sensible à notre méconnaissance (serions-nous capable de distinguer un vrai d’un faux, exposé dans un des musées les plus prestigieux ?), nous entraine sur les chemins escarpés et semés d’embôches de l’histoire de la peinture, de la vie d’un tableau, de sa création, de sa notoriété, de sa reconnaissance, de sa valeur marchande, de la construction du prix, de la contrefaçon et nous dévoile l’histoire d’un crime : celle du faussaire.

Extrait :
« Les conservateurs peuvent se tromper, ne sont pas toujours tenus de tout dire mais sont loin d’être des idiots. S’il y a bien un endroit au monde où le faux entre difficilement par la grande porte, ce sont bien les musées. Mais cela arrive, au Musée des beaux-arts du Canada comme au Louvre. Ce qui ne les empêche pas d’en avoir quelques uns solidement accrochés à leurs cimaises?

LE PEINTRE ET LA PHOTOGRAPHIE


Photo Isabel

Dans une ruine, des détails qui m’interpellent, qui me touchent.
Allez savoir pourquoi ?


Photo Isabel

Un métier dangereux !!

Parfois cela donne ce résultat…

Toile terminée hier soir..

Parfois cela donnera autre chose..

Esquisse intérieur ruine

Mais ma devise est celle-ci :

Maitrise du savoir :
« La photo est sécurisante. Mais…
Elle sert à capter les « objets » qui bougent.. peuvent évoluer.
Vers la lumière.
Vers les lignes.
Faire l’opposition dans les rendus de matières : lisse – brut/matières – relief réel.
1) Transpiration.
2) Création.
Apprendre puis désintégrer son savoir pour aller vers Création et être + personnel en allant vers son rêve.
Tenter d’avoir 1 unité dans toutes réalisations.
Reprendre les précédentes pour l’évoluer avec la création de la dernière !!
Maitriser son impulsion (peur de ne pas maitriser) mais l’angoisse est toujours présente au départ.
Les lumières sont omniprésentes : une place très importante.
Déclic !! »
Doro.T

PROVENCE WEB

Voici le lien vers un site orienté sur la vie de ma région, la Provence.. et le LUBERON.

Et la page sur laquelle quelques artistes locaux, dont moi-même, figurent :  » Vie locale  » – ARTS ET ARTISTES PROVENCE COTE D’AZUR.

Provence Web - Guide touristique

La peinture à l’huile, le blog et vous

Voici un petit bout de temps que je n’avais pas posé quelques mots sur mon blog.
Quelques petits soucis de spams indésirables, bloquant les messages/commentaires.
Et surtout une forte occupation durant le mois d’octobre, par les stages puis la mise en place de l’atelier.
C’est chose faite.

Alors comme pour vous remercier depuis toutes ces années, je vous donne simplement quelques chiffres de vos visites, de votre parcours, de votre provenance.
Oh rassurez-vous ! hormis certains que je connais personnellement, pour les autres, le « compteur des statistiques » ne me donne que l’adresse que vous avez tapée dans la barre de recherche et qui vous a permis de me trouver.

De avril 2006 à nov.2012 : 361 394 visiteurs !
Nombre de pages vues quotidiennement : 460
Nombre de visiteurs quotidiennement : moyenne entre 450 et 500
Pages vues le plus souvent, des sujets comme : la peinture à l’huile, le glacis, les conseils et idées, les fleurs blanches, la galerie Doro.T
Moteurs de recherches : Google fr et Google Ca (Canada) dans les premiers en tête
Pays : France – Etats Unis – Canada – Angleterre – Suisse – Maroc – Allemagne etc…

Merci à tous pour vos petits commentaires, votre visite et surtout…… revenez pour les conseils mais aussi pour découvrir les nouveautés dans mon atelier !
Les futures toiles sont en préparation. La concentration est là, chaque chose se fait peu à peu.


(Doro.T à l’atelier)

POUR UN ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE DE L’ART

12 JUILLET 2012 – Article paru dans Libé et écrit par un groupe d’Artistes et d’Enseignants

Monsieur le Président,

Vous avez inauguré votre quinquennat par un geste fort, un hommage à Jules Ferry, qui a tant œuvré pour lutter contre l’analphabétisme et pour créer l’Ecole de la République. Mais un autre analphabétisme est tout aussi injuste : l’analphabétisme visuel. Car, dans un monde saturé d’images, il est devenu fondamental de savoir regarder et comprendre une image, qu’elle apparaisse sur un écran de télévision, d’ordinateur, de PlayStation, ou dans un musée. Il ne s’agit pas seulement de connaissance ; il faut aussi apprendre à développer la sensibilité, à savoir profiter, dans une civilisation oô le temps libre est conquérant, de l’environnement du quotidien, de l’église de village à l’architecture des gares TGV. L’école doit enfin donner une culture artistique, pour comprendre les formes, savoir replacer les chefs-d’œuvre dans leur contexte, leur donner un sens actuel, et stimuler l’intérêt pour la création contemporaine. Elle doit permettre à des jeunes de s’approprier les œuvres d’art, afin de partager, au-delà des frontières sociale, générationnelle, et géographique, toutes les potentialités de leurs richesses infinies. Picasso disait que l’art aide les hommes à ne plus être sujets des esprits obscurs et à devenir indépendants. L’histoire de l’art apprend aussi à être libre et responsable.

Il existe une discipline pour apprendre à voir, à développer la sensibilité face à une œuvre, à donner les outils qui permettent de la comprendre : l’histoire de l’art. C’est grâce à elle que, chaque année, sont organisées des expositions qui attirent des millions de visiteurs ; c’est grâce à elle que des jeunes découvrent les richesses du passé et les nouvelles voies prises par les formes artistiques dans le monde actuel. En effet, les œuvres d’art, de la mosquée de Cordoue aux photos des châteaux d’eau des Becher, étudiées dans leur dimension historique, sont la meilleure introduction aux religions, aux révolutions sociales et économiques, aux mouvements des idées. Initier aux œuvres par l’histoire de l’art, ce n’est pas seulement créer du lien social, c’est un formidable investissement, économique aussi, pour l’avenir.

Mais l’histoire de l’art, comme vous l’avez reconnu dans votre discours de Nantes, est absente du système éducatif. La discipline est pourtant enseignée depuis plus d’un siècle à l’université, oô elle s’illustra par de grands noms, d’Henri Focillon à André Chastel et Daniel Arasse. Elle concerne toutes les expressions artistiques relevant du visuel, de la peinture à l’art des jardins, du cinéma aux arts numériques en passant par le design, qu’elle étudie en les rapprochant d’autres modes de création, du théâtre à la musique. Cette discipline plurielle s’est ouverte aux approches les plus modernes, de la sémiologie aux études visuelles. Elle donne des bases utiles pour des métiers divers : valorisation du patrimoine, médiation, création graphique et numérique. Or l’enseignement de l’histoire des arts, mis en place en 2009 dans un contexte de défiance envers le monde éducatif, s’est privé de cet apport intellectuel et pédagogique. Malgré les efforts de celles et ceux qui acceptent d’assurer cet enseignement, malgré toute leur bonne volonté, il peut difficilement porter ses fruits.

En effet, il ne s’appuie ni sur un programme ni sur des enseignants formés dans la matière qu’ils enseignent. Reposant, comme le disent les textes, sur la culture personnelle de ceux appelés à le pratiquer, il risque de reproduire des inégalités, contre les principes de l’Ecole de la République. Quel parent accepterait que son enfant soit formé aux mathématiques par un professeur d’anglais ? Quel enfant ne mérite pas d’être évalué par un enseignant compétent dans la discipline sur laquelle il passe un examen national ?

La solution est simple, et vous l’avez vous-même préconisée : elle est de faire enseigner l’histoire de l’art par des professeurs compétents, recrutés par concours – un Capes spécifique – comme c’est le cas pour les autres matières dans les collèges et lycées. En s’appuyant sur les expériences déjà faites, elle n’est pas compliquée à mettre en œuvre. Transformer une matière floue et antipédagogique en un enseignement de l’histoire de l’art dans le secondaire, ouvert à toutes les expressions artistiques, afin d’initier les jeunes à l’archéologie et à la diversité du patrimoine, de leur donner les clés pour comprendre le monde fantastique des images, la richesse des civilisations passées, les enjeux de la création contemporaine dans un monde globalisé, c’est le plus beau plan de relance que vous pouvez faire. C’est un signe adressé à l’Europe, pour qu’elle instaure un enseignement culturel et artistique. Ce serait marquer le début de votre quinquennat d’un geste de confiance fort et généreux envers la jeunesse, pour son épanouissement dans un dialogue fécond avec les œuvres d’art.

Adel Abdessemed Artiste Paul Ardenne Historien d’art, romancier, critique Laurence Bertrand-Dorléac Historienne de l’art, Sciences-Po Françoise Benhamou Professeur de sciences économiques, université de Paris-Nord Andreas Beyer Directeur du Centre allemand d’histoire de l’art de Paris Yves-Alain Bois Professeur d’histoire de l’art, Princeton, Institute for Advanced Study Yves Bonnefoy Ecrivain et poète, Collège de France Olivier Bonfait Historien de l’art, université de Bourgogne, président de l’Association des professeurs d’archéologie et d’histoire de l’art des universités (Apahau) Pierre Boulez Compositeur et chef d’orchestre, Collège de France Patrice Chéreau Metteur en scène, cinéaste Pierre Encrevé Linguiste, directeur d’études à l’EHESS Gérard Garouste Peintre et sculpteur Michel Laclotte Président honoraire du musée du Louvre Sylvie Ramond Directrice du musée des Beaux-Arts de Lyon Roland Recht Historien de l’art, professeur au Collège de France Alain Resnais Cinéaste Daniel Roche Historien, Collège de France Pierre Rosenberg de l’Académie française Alain Schnapp Professeur d’archéologie antique, Panthéon-Sorbonne Pierre Soulages Peintre Philippe Weil Professeur des universités en économie, Sciences-Po.

TABLEAUX MAUDITS

Suite au billet développé sur Philippe BENSIMON, auteur du livre « Les faux en peinture » (ré-écrit et ré-édité prochainement à l’automne sous un titre différent), vous avez été un certain nombre à me demander oô trouver le livre « Tableaux maudits », roman, polar, thriller dans le monde des faussaires en peinture. Ce livre est publié au Canada, introuvable en France.

En voici un résumé :
Avraham Guntzberg, spécialiste d’œuvres d’art solitaire et misanthrope, se lie d’amitié avec un ange assis sous un chêne. Sorti tout droit d’une toile de Carl Gustav Carus, cet ange devient son gardien et son principal interlocuteur. Il y a d’abord la rencontre de Steinman, un vieux marchand d’art rescapé des camps de la mort. Les quelques toiles et dessins abÎmés que ce dernier lui prête pour illustrer son livre sur les expressionnistes allemands plongent notre narrateur dans une expérience limite. Mais ce livre ne verra jamais le jour, car les toiles et les dessins se révèlent être des faux. Lorsque Steinman se jette du haut d’un escalier, Avraham Guntzberg se sent poursuivi sans comprendre pourquoi. Tel le travail du chercheur qui, prostré dans son laboratoire, essaie de remonter le temps sous les couches d’huile des tableaux, démêler le vrai du faux s’avère une quête hasardeuse.
2007 – Source pour couverture et résumé: Éditions Triptyque

Si vous êtes intéressé par ce livre, merci de me laisser votre adresse mail, je vous contacterai personnellement afin de vous le faire parvenir.

L’HISTOIRE DES FAUX EN PEINTURE


Je vous présente Philippe BENSIMON.

Un auteur complet tant sur le plan professionnel en tant que criminologue, que sur le plan littéraire.
Avant d’écrire Tableaux maudits, un roman sur le thème des Faux en peinture, Philippe BENSIMON a entrepris et réalisé des recherches peu communes mais surtout très approfondies sur ce sujet, thème de sa thèse de doctorat en 1995. Une première en Amérique du Nord.
C’est donc avec des compétences et un bagage substantiel de connaissances que Philippe BENSIMON parle de la peinture, l’un de ses sujets de prédilection.

Son livre « Les faux en peinture », Éditions du Méridien, fut édité en 2000.
Il a entrepris de la réécrire entièrement en y ajoutant plus de 250 nouvelles références sur un total de 1500 titres et plus de 200 illustrations. Il s’agit d’une œuvre complète que nous aurons le plaisir de découvrir à l’automne prochain 2012, cette fois sous le titre « VRAI OU FAUX ? ».

«Je suis passionné par tout ce qui entoure la création dans le domaine de la peinture, laquelle va bien au-delà de l’œuvre en elle-même puisqu’elle touche à la mémoire de l’homme au travers du temps. »
« Mensonges encadrés, les faux en peinture sont une atteinte au travail du peintre qui, contrairement à la contrefaçon dans le monde industriel, est souvent seul pour se défendre. Le faux a cette autre particularité, celle d’avoir pour victime une victime qui s’ignore, du moins tant et aussi longtemps qu’elle n’en n’a pas découvert la supercherie.
Or, le faux vieillit à l’ombre de nos regards, ce qui lui donne un caractère d’authenticité qui exige de solides connaissances. À cette dangerosité, s’ajoute le plaisir esthétique oô nombre de personnes tergiversent sur la valeur d’un faux tableau. Le faux n’a aucune valeur puisque le procédé n’a pour seule fin qu’une escroquerie. »
Pour donner un visage à ses recherches, il avait choisi d’écrire un roman (Tableaux Maudits – Édition Triptyque) publié en 2007 et figurant parmi les dix finalistes du Concours des cinq continents de la francophonie en 2008.

Le nom de l’auteur, peu connu (hélas) en littérature, est beaucoup mieux connu dans les milieux de la recherche sociologique, plus particulièrement en criminologie, domaine dans lequel il fait des recherches et enseigne dans les Universités d’Ottawa et de Montréal.

«Si les gens pouvaient distinguer le vrai du faux comme par magie, ce serait la fin du monde, parce que c’est l’ignorance qui mène à la connaissance º, conclut Philippe BENSIMON.

Si je vous parle de Philippe BENSIMON, c’est parce que cet auteur m’a contactée pour obtenir mon autorisation afin d’illustrer son livre par quelques unes -entre autres- de mes photos d’atelier ou de mes pinceaux. Ce que j’ai volontiers accepté avec plaisir.
Participer bien modestement à cette étude, qui nous concerne tous, ne pouvait que m’apporter une pierre de plus à cet édifice construit sur presque toute une vie, ma motivation. Celle de continuer à peindre, de créer et surtout de comprendre que notre travail d’artistes peintres était enfin reconnu en tant que tel avec un respect qui hélas se perd dans les méandres de la spéculation et de la fraude.

Je vous laisse découvrir en avant-première et avec son autorisation, une partie de l’Introduction du livre « VRAIS OU FAUX ? »

« Aux yeux du grand public, parmi les tonnes de faits divers qui s’amoncellent dans son quotidien et qui aussi vite disparaissent à jamais dans l’oubli, aborder le thème du faux en peinture dans un monde défiguré en permanence par la violence, la faim, les inégalités sociales, pourrait presque ressembler à de l’indécence ; à un luxe de légèreté pour ne pas dire de futilité car après tout, vrais – faux, oô sont les risques ?
Cette supercherie à la Robin des bois ne concerne qu’une classe de gens bien nantis qui ont les moyens de dépenser des millions pour décorer leur château, des gens à des années-lumière de toutes nos préoccupations journalières et qui ne se déplacent jamais pour acheter eux-mêmes leur litre de lait… Du moins c’est ce que la plupart d’entre nous croyons par impuissance, par ignorance, sans doute aussi parce qu’il est beaucoup plus facile de ne pas trop s’interroger sur ce qui parfois semble nous dépasser alors qu’il en va d’un héritage commun. De nos sources. De nos racines. Maillons de la chaÎne humaine, de ce qui est et en sera au regard de ceux qui ne sont plus et à qui nous devons notre existence. Il est vrai qu’en réfléchissant au jugement très subjectif que nombre d’entre nous peuvent porter sur ce qui a ou non de l’importance, l’air pollué n’a jamais véritablement empêché personne de respirer ni l’eau contaminée de boire.
Alors quelle réponse donner face à un geste criminel, tant et aussi longtemps que nous n’en sommes pas directement victimes et dans le cas présent, que nous le voulions ou pas, nous le sommes tous. »

…….. « Traces infimes et combien fragiles laissées par quelques-uns, objets de culture, de dévotion ou de parure, existe-t-il sur terre un seul, rien qu’un seul objet qui puisse nous projeter instantanément dans le mode de vie de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui nous ont précédé si ce n’est à travers la peinture ?
Prenons une des toiles peintes par Giovanni Antonio Canal dit Canaletto consacrées à Venise – Piazza San Marco. Au tout premier coup d’œil, le tableau nous ramène trois siècles en arrière, nous guide par ce que le MaÎtre a su et voulu reproduire. Sans le moindre montage cinématographique ni effets spéciaux, grâce à cette formidable machine à remonter le temps, Canaletto nous mêle aux personnages, et si l’on s’en approche d’un peu plus près, nous pouvons les voir tels qu’ils étaient vêtus, chaussés ou pieds nus à même la terre battue et les étals de marché installés sous d’immenses tentures, au beau milieu des animaux entre ruelles et maisons aux fenêtres sans vitres. Seuls de lourds volets de bois faisaient office de protection contre le vent, la pluie, les intrus et les esprits malfaisants.
Entre ce que l’homme a peint et aujourd’hui, des millions de personnes nous ont précédé avec à peu près la même fascination, les mêmes interrogations chuchotées à moins d’un mètre. À moins d’un mètre, l’image nous parle à plus de trois siècles de distance. »