mercredi 7 juillet 2010
Peace through Music- Stand by me
Par Dorothée Merle, mercredi 7 juillet 2010 à 23:32 :: Petits textes-poésie-musique
mercredi 7 juillet 2010
Par Dorothée Merle, mercredi 7 juillet 2010 à 23:32 :: Petits textes-poésie-musique
jeudi 18 mars 2010
Par Dorothée Merle, jeudi 18 mars 2010 à 22:25 :: Petits textes-poésie-musique
"Fenêtre ouverte" - fusain compressé - DoroT
Je vous livre - parce qu'ils m'ont touchée - quelques extraits de 'Eva' de Dominique Delaunay. L'histoire d'un homme, photographe, dont l'appartement est face à un hôtel. En vis à vis, une chambre occupée, à certains moments de la journée ou de la nuit, par une femme.
Il 'attache' son œil de photographe, un peu voyeur, à ce petit bout d'intimité dévoilée, à portée d'objectif......
" Un soir, à mon retour, je découvris une clarté inhabituelle dans ma chambre, comme un flux de lumière provenant de l'hôtel. De ma fenêtre - surprise ! je pouvais voir de l'autre côté de la rue, en parfait vis à vis, une jeune femme en sous-vêtements, vivante, réelle, en trois dimensions, allant et venant naturellement, puis affairée à son maquillage face à un invisible miroir...''
''J'eus le sentiment de retrouver soudain un monde intime oublié, ou dont j'avais été, peut-être de moi-même, très longtemps oublié. Cette simple apparition était réconfortante et douce, tel un fantasme de prisonnier dans sa cellule, dans l'œuf de rêve où je me trouvais... Merveilleuse proximité...
....A une heure très avancée de la nuit, je fus réveillé par une brusque irruption de lumière dans ma chambre, qui projetait toutes les lignes de mon store. Aussitôt, je quittais le lit pour guetter, presque à plat ventre, du bas de ma fenêtre, cette femme qui, je l'espérais ardemment, avait regagné son hôtel. Les rideaux de sa chambre étaient ouverts au maximum et la lumière électrique inondait la pièce, mais à peine eus-je le temps de la voir dans son lit allonger le bras pour éteindre que ce bref tableau d'un seul coup disparut. Persistance dans la ténèbre de son bras lumineux tendu, gracieuse photographie mentale...
Abstrait1 - détail, huile - DoroT
... un peu comme un joueur choisit un chiffre à la roulette, je réglais la sonnerie de mon réveil sur quatre heures, moment présumé de son possible retour.
...J'avais parié juste. A présent, elle était exposée à mes yeux, endormie, lovée sous la lumière crue... les plissements du couvre-lit lui faisaient plaines, versants et crêtes. Elle était là dans son sommeil, image de silence, comme une éclaircie dans la nuit, confiée en un total abandon à ma vue. Seul émergeait dans la clarté électrique le V ouvert de son bras nu, grâce d'oiseau, avec ses mains croisées reposées, et son visage à demi caché dans la blancheur de l'oreiller...

Abstrait2 - détail, huile - DoroT
...Rentré chez moi l'après-midi pour me mettre à l'abri de la chaleur trop lourde, je fus joyeusement surpris d'apercevoir à travers mon store Eva dans un bain de lumière, véritable tableau vivant, dans la posture dont on rêve, poncif des revues de charme.
Fenêtre ouverte au léger vent, elle lisait couchée sur le dos, en mini-jupe et chaussures, et offrait en spectacle ses longues jambes haut croisées et sa culotte blanche. Un autre livre, posé près d'elle, dans ce rayon stratégique, bâillait comme un coquillage.
Cette petite scène immobile me faisait front comme un étonnant blason en forme de V insistant, avec la fleur de lys en abîme dans l'empiècement de la culotte. Lit, livre, jambes ouvertes, composaient un moderne emblème réduit à la plus simple expression. J'imaginais aussi, que j'étais un peu le dessinateur, figuré par Dürer, dans cette gravure où l'on voit un homme reproduire, sur une feuille quadrillée, la femme étendue aux genoux relevés qu'il observe, à travers un châssis au carroyage semblable, et qu'il semble épier...."
dimanche 3 janvier 2010
Par Dorothée Merle, dimanche 3 janvier 2010 à 12:20 :: Petits textes-poésie-musique

"Cachette à Rustrel" (détail) - huile techn.mixte - Doro.T
J'aimerais me cacher là.
Attendre.
Entendre le vent souffler.
Entendre le bois craquer.
Enveloppée dans un cocon tout chaud,
Attendre.
Entendre les cloches sonner au loin,
Répondre à toutes les cloches du monde.
Entendre les douze coups de minuit.
Surtout attendre.
Entendre les branches de l'arbre tout près,
Chuchoter que c'est fini. Terminé.
Se pencher doucement à la fenêtre.
Regarder. S'étonner.
L'hiver s'en va.
Je peux y aller...
Doro.T
BONNE ANNEE à TOUS !
mercredi 2 décembre 2009
Par Dorothée Merle, mercredi 2 décembre 2009 à 23:06 :: Petits textes-poésie-musique
lundi 18 août 2008
Par Dorothée Merle, lundi 18 août 2008 à 15:05 :: Petits textes-poésie-musique
Photo Adrénaline - Palette de DoroT
Même saturées, mes palettes servent encore !
Je les pends sur un fil, elles sèchent et se détendent.
Me toisent de haut.
Redescendues sur la table, je les découpe !
L'esprit s'évade alors sur les compositions.
"On" appelle cela de la création.
Moi, à cet instant précis.. je ne pense plus !
Je suis avec elles.
D.
lundi 24 mars 2008
Par Dorothée Merle, lundi 24 mars 2008 à 23:38 :: Petits textes-poésie-musique

Fin d'après-midi, à l'atelier - photo DoroT
C'était un bel après-midi.
Crayon en main, je soignais le dessin d'une fenêtre.
Lorsque.. mon regard se tourna vers celle de l'atelier.
La lumière dessinait, elle aussi.
Une fenêtre.
Ses lignes de fuite, m'entrainaient vers elle.
Le plancher, lui, n'était pas d'accord.
Alors, il se tourna, et pris une autre ligne..
D.
mercredi 20 février 2008
Par Dorothée Merle, mercredi 20 février 2008 à 08:10 :: Petits textes-poésie-musique

L'atelier (côté Dessin)- un soir de Février - préparation de l'expo - DoroT
Atmosphère de travail.
Un dessin. Une musique douce. Un peintre.
La lune, à la porte de la nuit, dans le froid.
Avec elle, le silence.
D.
mardi 26 septembre 2006
Par Dorothée Merle, mardi 26 septembre 2006 à 23:55 :: Petits textes-poésie-musique

"Les Gervais - Le vieux volet" stylo, graphite - DoroT
"Il arrive que les ombres et les reflets forment un visage sur les vieux rideaux ;
Ils nous regardent sans arrières pensées, et le mieux, c'est de leur sourire."
Fred TILLARD - parolier du groupe Raoul Petite
Par Dorothée Merle, mardi 26 septembre 2006 à 23:05 :: Petits textes-poésie-musique

"Les oignons" aquarelle - DoroT
"Pour ne pas pleurer, oh mes oignons rouges,
Une belle idée, j'ai trouvé !
Sur ma tête, délicatement une de vos pelures
Je pose...
Elle ne doit pas tomber.
Et alors que je vous pêle, tête bien droite,
Eloignée à bout de bras, je pense
A votre petite pelure perchée...
Et je vous rie au nez !
DoroT
Par Dorothée Merle, mardi 26 septembre 2006 à 22:51 :: Petits textes-poésie-musique

"Les Gervais" Dessin stylo bille et graphite - DoroT
" Pour décrire ma maison, il faut beaucoup trop de mots.
Chacun veut être le premier, le plus pertinent.
Ils se précipitent et se bousculent à la porte entrebaillée,
Sautent de la grange au puit désaffecté, grimpent sur le jasmin
Jusqu'à la fenêtre du premier, essaient de passer sous les tuiles,
Et là...se font manger par les petits oiseaux...."
Fred TILLARD - parolier du groupe Raoul Petite
vendredi 22 septembre 2006
Par Dorothée Merle, vendredi 22 septembre 2006 à 23:00 :: Petits textes-poésie-musique

photo Maurice DUCASTAING
" Ce matin il faisait très froid.
J'entendais les feuilles du mûrier qui tombaient. Presque rien. De petits bruissements qui donnent l'impression que quelqu'un va arriver. Qui vous font vous retourner. Et puis non. Personne.
A midi je suis rentré à la maison. Elles étaient toutes par terre. Un tapis vert et doré que les rayons du soleil caressaient doucement.
Et lui, nu. Fier. Bravant l'hiver et le froid.
Avec ses branches nouvelles, comme des badines qui se tendent vers le ciel.
Et son écorce grise et ridée qui raconte l'histoire du monde, et des hommes qui l'habitent.
C'était beau à pleurer.
Heureusement!
Maurice DUCASTAING - Peintre stucateur,ancien saxophoniste du groupe Raoul Petite
Par Dorothée Merle, vendredi 22 septembre 2006 à 22:33 :: Petits textes-poésie-musique

dessin "Aux Gervais" DoroT
" Il y a ce vieux banc, là.
Il a dû voir tellement de fesses qu'il a pensé être indispensable, d'ailleurs, à un moment, c'était pas faux, puisqu'on le réparait..
Mais là, il y a les vers qui le démangent partout, et surtout ce pied cassé au ras du coin..
Tout le monde s'en fout....."
Fred TILLARD - parolier du groupe Raoul Petite