TANZANIE et PEINTURES

Ce qui peut paraitre formidable dans la Vie, dans notre vie de tous les jours, ce sont ces moments inattendus. Ceux que l’on n’attend pas. Ceux qui arrivent sans qu’on leur demande quoique ce soit !

De ces moments là, qu’ils soient bons ou mauvais, nous en retirons toujours quelque chose qui nous construit, peu à peu.

Sur ce blog, que j’illustre de photos, de dessins, de peinture, depuis plusieurs années déjà, les moments de confidence sont extrêmement rares. J’ai toujours voulu respecter le côté très personnel des jours qui égrainent mon Temps.
Mais depuis quelques mois, il semblerait que des choses, des moments, des évènements auxquels j’ai pensé, tant rêvé, utopiques ou pas, se réalisent.

Il en est un de ces moments que je vais vous confier.
Il y a quelques années déjà, j’ai peint ce tableau (ci-dessous). C’est la migration des gnous en Tanzanie. Une marche longue de milliers de kilomètres en quête d’eau et de pluies.
Comme un chemin de Vie, peuplé d’embôches, d’herbes grasses, de rochers insurmontables, de pattes cassées, de copains dévorés, d’entre-aide, de rivières traversées, de fatigue douloureuse, de prédateurs à l’affôt, mais qui au bout du compte, nous mène sur une plaine riche. Riche d’éléments vitaux pour notre survie.

Cette peinture, que peut-être je ne repeindrais plus de la même façon, m’a toujours poursuivie dans un petit coin de ma tête.
Une huile réalisée sur un papier toilé d’assez grandes dimensions se trouve désormais dans une collection privée à Copenhague.
Je me suis toujours fixé qu’un jour -un jour comme on dit tellement souvent !- j’irai sur place, les voir.
Voir les gnous. Les sentir et comprendre.
Comme eux, les embôches se sont dressées sur mon chemin. Mais toujours, j’ai voulu aller vers l’avant. Avancer. Plus loin encore.
La peinture est mon élément moteur. Elle avance avec moi ou moi avec Elle. Un bonheur indescriptible…

Ce moment là est arrivé. Dans quelques semaines, je serai avec eux et leurs « animaux de compagnie » !
La Tanzanie ne sera plus un rêve. Elle sera la réalité. Et je vous partagerai mes émotions.
Au retour..


Peinture Huile sur papier Figueras- 2004- Doro.T

Livre sur la PEINTURE A L’HUILE

Pendant de nombreuses années, j’ai enseigné ( le plus souvent à des adultes, jusqu’à 120 élèves en plusieurs ateliers ) les techniques de Peinture et de Dessin, dans une tradition assez académique mais également contemporaine et adaptée aux matériaux que nous avons à portée de mains.

Dessin, fusain, fusain compressé, pastels, sanguines, peinture à l’huile, aquarelle, acrylique, encres, techniques mixtes, collages, peu de techniques me sont inconnues et je continue inlassablement à chercher, à trouver et à pratiquer de nouvelles façons de travailler telle ou telle pratique de peinture. Un bonheur !

La peinture occupe de plus en plus mon temps sur les toiles, c’est mon métier et j’en suis très fière.
Je suis donc devenue de moins en moins disponible pour l’enseignement. Mais quand on a « ça » dans le sang.. on ne lâche pas ! Alors, sur ce blog, j’ai donné. Je continue de donner. Mon savoir.
Les remerciements en retour ne sont pas nombreux, mais ceux faits par courrier personnel me touchent beaucoup..

Vous êtes à ce jour, presque 600 personnes / jour à venir « piquer » sur ce blog, une info que je vous donne, comme ça ! Ceci dure depuis 2006. Les billets complétés de vos questions et de mes commentaires/réponses, sont en grand nombre et surtout extrêmement intéressants et porteurs de solutions recherchées partout et laissées souvent sans réponse ailleurs.

Aussi, j’ai envisagé de préparer un livre sur la Peinture, uniquement basé sur les questionnements et les réponses faites au travers de ce blog.

A votre avis, pensez-vous que cela vous serait utile ? Avez-vous déjà trouvé dans les librairies, un livre sur la Peinture qui vous satisfasse amplement ou qui comble votre attente ?

Merci pour toutes les réponses que vous pourriez me donner, afin de m’aider à « construire » votre Guide en Peinture.

Les vieux volets

Voici une des dernières toiles.
Peu à peu elles vous seront dévoilées..
Patience !


« Les vieux volets » – huile et mixte – Doro.T

Les volets sont les battants intérieurs d’une fenêtre.. Ceux-ci sont à Simiane la Rotonde.

Comment faire un glacis à l’acrylique ?

RETOUR SITE

Le glacis, par définition, est transparent. Il s’agit de superposer une teinte transparente sur une autre teinte, qui doit être absolument sèche. En lui donnant une petite couleur sans pour autant la modifier ni la couvrir complètement. On devinera la couleur du dessous, et la couleur du voile transparent dessus.

On peut procéder de deux façons :

a) Diluer la couleur transparente avec de l’eau, et faire comme un lavis. Sur une couleur foncée, on met une claire transparente. Et inversement.

b) Diluer la couleur transparente avec un médium.

Plusieurs médiums existent. Ils se présentent parfois en gelée blanche (qui devient transparente en séchant) ou en gel transparent.
Ils sont brillants, mats ou satinés, suivant votre goôt. Ils ont la faculté de faire un beau glacis, tout en augmentant le pouvoir adhérant de votre peinture. Egalement, une fois sec, vous pouvez de nouveau repeindre dessus, un autre glacis..
Pour certains de ces médiums, employés purs, ils sont d’excellentes colles, même des objets très lourds. Par expérience, j’ai déjà collé des coulures de bronze, lourdes, sur de la toile avec un médium gel, et rien n’a bougé des années après !

Le nom de ces médiums et des marques intéressantes ? Les voilà !!
Sachant que ces produits sont assez chers, pensez à bien refermer votre pot !

. Schmincke :
 » Médium acrylique »
 » Médium fluide effet brillant/ mat/ satiné  » – il retarde en plus, le séchage de la peinture

. Liquitex :
 » Médium gel brillant » – excellent aussi comme colle pour grands formats

. Lascaux :
« Médium 2 mat » ou « Médium 3 brillant satiné » – il se colore très bien même avec peu de peinture.

. Daler-Rowney :
 » Glaze medium » matt (médium à glacis mat)
 » Glaze medium » gloss (médium à glacis brillant)

Si ces médiums sont épais, les diluer à l’eau légèrement et les ajouter à la peinture. A vous de juger la transparence de ce mélange.
SURTOUT, BIEN PENSER A NETTOYER VOS PINCEAUX !!

Tout ceci n’exclut pas de passer un vernis définitif. En effet, le fait de travailler avec des médiums brillants, à certains endroits de la toile, vous allez créer des embus. C’est à dire que la toile aura des parties mates, brillantes, ou satinées par endroits. Ce qui n’est pas très heureux à l’œil.
Les vernis unifient alors le côté ou tout brillant, ou tout mat, ou tout satiné.

Depuis le début de cette explication, je parle de peinture acrylique transparente. En effet le principe étant de poser un glacis, il est peu recommandé d’employer une couleur opaque. Sauf si l’on est obligé. Auquel cas, vous diluerez fortement cette couleur afin de la rendre la plus transparente possible.

Certaines couleurs ont un rendu magnifique, profond, lorsqu’un glacis est posé dessus.
Exemple : Sur un brun, ou terre d’ombre naturelle, ou sépia, vous posez un glacis violet ou outremer, la couleur est très intéressante et se révèle.
Sur un rouge vermillon, un glacis jaune, l’illuminera. Sur un magenta, un glacis jaune moyen, donnera un rouge très lumineux.
Sur un vert, un glacis jaune, le rendra plus lumineux également.
ATTENTION au piège du BLANC, comme au glacis de la peinture à l’huile.. c’est un faux-ami. Je le dis souvent !

A vos pinceaux !!!
DoroT